mercredi 7 mars 2007

Créons, à Paris, un Ministère de l’Émigration.

par Didier FERET


En voici les motifs

Les thuriféraires se mobilisent, en cette époque électorale, autour du thème des Français qui abandonnent le territoire national, tout comme des entreprises françaises, qui « délocalisent »

C’est bien joli de constater, voire de se lamenter, mais ceci n’engendrera guère de solutions.

Je doute que le « grand vote », imminent, change ce qu’il y a à changer.

Ce n’est pas tant un remaniement du personnel politique, qu’il faut initier, c’est surtout un grand coup de balai, au sein des « gros machins », qui nous mettent tous en coupe réglée, et que l’on ne peut pas montrer du doigt, comme exerçant directement une autorité d’État.

J’ai nommé les banques, la SNCF, l’EDF, etc., bref, le groupe de trusts qui gère l’ensemble des nécessités de notre vie courante.

Voyez mon papier, qui vous expose les méfaits engendrés par la Poste, la SNCF, et la rigidité du système bancaire, en collusion avec l’Administration.

http://feret-gazette.blogspot.com/2007/02/il-faut-crer-en-france-un-ministre-des.html

Simplement à titre d’exemple.

On fait du « social » médiatique, mais, au jour le jour, les « petits » français sont traités comme du bétail, par des machines aveugles, qui ne font que les malaxer, les broyer, tout en faisant croire à une notion de « service »

Voyez mon papier, sur le système bancaire, qui ne veut plus s’occuper du client qu’à travers Internet, histoire de lui refuser tout contact personnel, et de l’enquiquiner un bon coup, au passage.

http://www.wikio.fr/article=12637496

Méditez sur le cas d’un de mes amis, qui se permet, en France, de rouler dans une voiture de marque SAAB, pourtant dûment vendue, et immatriculée en France.

Pour un petit problème d’allumage électronique, bénin mais bloquant, le concessionnaire qui lui a vendu l’objet lui a imposé un délai d’un mois, avant toute intervention, au motif qu’il fallait commander la pièce en Suède…

En d’autres termes, un mois d’arrêt de travail, pour mon pauvre copain, représentant de commerce, de son état. Heureusement, l’histoire se passe dans le Nord, aux confins de la frontière Belge. Pendant que le véhicule pouvait encore se mouvoir, l’intéressé a eu l’idée « d’essayer la Belgique »

Il est entré chez le premier concessionnaire qu’il a trouvé, et sa réparation lui a été opérée en trente minutes, sans rendez vous. Les Belges qui vendent des voitures suédoises, tiennent les pièces de rechange essentielles en stock, eux, et ils ne font pas faillite pour autant.

Dans le domaine d’Internet, je voyais hier une info concernant les clients qui, par dizaines de milliers, paraît-il, évacuent France Telecom au bénéfice d’opérateurs plus praticables…

Ben oui. On peut comprendre. Là encore, j’en ai vu une bien bonne :

Un ami, sous contrat avec Wanadoo, en qualité de fournisseur d’accès, est entré sur le système de blogs dit, désormais « Orange » qui lui proposait, comme çà se fait de toutes parts, de créer sur le champ son « blog gratuit » en quelques clics…

Ouais : Un détail, Messeigneurs. La condition consistait à être titulaire d’un numéro de téléphone portable Orange, de chez M. France Telecom, précisément.

L’intéressé n’ayant qu’un poste à carte pré payée, ressortissant d’un autre opérateur, se passera de blog Orange.

On en est rendus, quoi qu’on fasse, à devoir souscrire à une kyrielle de conditions, pour opérer le moindre acte de la vie quotidienne.

C’est notre vie entière qui est soumise à conditions.

Vous comprendrez pourquoi j’ai adopté la formule en langue russe : Вход при условии que j’intègre çà et là, pour illustrer mes écrits, et qui, en bon Français, veut dire : « Entrée sous conditions » mais que j’apprécie dans sa formule originelle, si soviétique.

Car nous vivons dans un « Brejnevisme friqué » la pire espèce de dictature, celle qui ne dit pas son nom, mais où l’on constate que la moitié du peuple est requise pour emmerder l’autre.

C’est une révolution des mentalités, qu’il faut opérer, plus encore qu’une manifestation républicaine, au moyen des urnes.

Dans un tel décor, je pense que, quel que soit l’issue de la bagarre politique, ce ne sont pas des Sarkozy, ni des Royal, qui réduiront nos attentes aux guichets, et qui dissoudront l’arrogance des « gros bidules » qui nous pourrissent la vie.

Car on peut élire du « beau monde », tant qu’on veut, ce n’est pas l’intervention de M. le Député du coin, qui empêchera que, lorsque je téléphone à la « Banque postale » pour demander un renseignement concernant mon compte bancaire, je tombe sur une litanie robotisée, qui me parle « d’aide personnalisée au logement », et autres billevesées.

On ne sortira pas d’un coup sec et métallique, d’un tiers de siècle de démagogie sous populiste, et de scientocratie galopante.

Je conclus en considérant que les Français à qui il reste une once de courage, et qui disposent de quelque capacité, vont continuer à émigrer…

On aimerait que certains « politiques » nous fassent le même « tabac » à propos de l’émigration, que de l’immigration.

Si çà continue, à force de promouvoir l’immigration, et de susciter, de facto, l’émigration, les pouvoirs politiques français règneront sur une population composite, au sein de laquelle la culture française, si réputée, en son temps, aura disparu.

Une proposition : Créons dare dare, à Paris, un « Ministère de l’Émigration »

Didier FERET

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